Photos Jean-Paul Azam
Bienvenue sur le site officiel de l'Association des Amis de Nicolaï Greschny
Nicolaï Greschny est un fresquiste et peintre d'icônes du XXe siècle né en Estonie en 1912 et décédé en 1985. Installé à Marsal, dans le Tarn près d'Albi, il a peint plus d'une centaine de fresques, principalement sur les murs d'églises situées dans le sud et le sud-ouest de la France.

L'association des Amis de Nicolaï Greschny oeuvre pour la sauvegarde et la promotion de son travail. N'hésitez pas à parcourir les différentes rubriques du site où vous trouverez de nombreuses informations sur l'artiste, sa vie et son oeuvre mais également sur nos actions.

Nous éditons régulièrement une lettre d'information papier (vous pouvez d'ailleurs retrouver les anciens numéros en en cliquant içi) et nous diffusons également une newsletter par voie électronique.
Si vous avez une question ou souhaitez nous faire part de remarques ou suggestions ou si vous voulez nous laisser vos coordonnées pour recevoir les lettres d'information, vous pouvez utiliser le formulaire de notre page contact.

AGENDA


2023

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    01
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    2023
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    Déc
    2023

    Le granit du Sidobre

    Date encore à définir - Lacrouzette

    Lacrouzette, église Notre Dame du Granit :
    A 16km au nord-est de Castres en cœur du Sidobre et du monde du granit, l’église illustre le patrimoine local avec des fresques de Nicolaï Greschny de 1959 dans le chœur et des gravures murales de Jacques Bourges sur les côtés de la nef. Les fresques illustrent la vision de Saint Jean à Patmos : l’Apocalypse.
    C’est également l’occasion de parcourir certains des plus illustres sites du Sidobre.

  • sam
    11
    Mar
    2023

    Assemblée Générale

    Villeneuve sur Vère - Tarn

    Initialement prévue le 22 Octobre 2022, l’assemblée générale se tiendra le 11 mars 2023 à Villeneuve sur Vère dans le Tran.
    Plus d’informations sur l’ordre du jour et le programme de cette journée à venir.

Commander le livre et le dvd

Bonjour à tous,

Si vous souhaitez en savoir plus sur Nicolaï Greschny et son oeuvre, vous pouvez vous procurer le livre Nicolaï Greschny, des Fresques aux Icônes, nouvelle édition 2019 éditée par les Éditions Vent Terral et le DVD de Vladimir Koslov Nicolaï Greschny, Une affaire de Famille édité par À Propos Productions (2013).

couverture livre et dvd pour cela rien de plus simple :

Pour le livre, vous pouvez le commander directement sur le site des Éditions Vent Terral, au prix de 24€ plus port.

Pour le DVD, il est disponible directement auprès de l’association au prix de 20€ (+2€ de port). Il vous suffit de nous envoyer un courrier avec votre nom et adresse accompagné de votre réglement à l'ordre de l'Association des Amis de Nicolaï Greschny à l'adresse suivante :

Les Amis de Nicolaï Greschny
La Mauriné
81430 Marsal

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Commander le livre et le dvd

Bonjour à tous,

Si vous souhaitez en savoir plus sur Nicolaï Greschny et son oeuvre, vous pouvez vous procurer le livre Nicolaï Greschny, des Fresques aux Icônes, nouvelle édition 2019 éditée par les Éditions Vent Terral et le DVD de Vladimir Koslov Nicolaï Greschny, Une affaire de Famille édité par À Propos Productions (2013).

pour cela rien de plus simple :

Pour le livre, vous pouvez le commander directement sur le site des Éditions Vent Terral, au prix de 24€ plus port.

Pour le DVD, il est disponible directement auprès de l’association au prix de 20€ (+2€ de port). Il vous suffit de nous envoyer un courrier avec votre nom et adresse accompagné de votre réglement à l'ordre de l'Association des Amis de Nicolaï Greschny à l'adresse suivante :

Les Amis de Nicolaï Greschny
La Mauriné
81430 Marsal


couverture livre et dvd

Yves Rouquette nous a quitté

Le monde occitan est en deuil depuis la disparation d’Yves Rouquette à son domicile de Camarès dans l’Aveyron.

Yves Rouquette

Nous perdons là une figure incontournable de la défense de notre culture ancrée sur le terrain social.


Il avait fondé la revue Viure avant d’animer le mouvement « Volem Viure al Pais », mouvement autonomiste des années 70 largement impliqué dans les luttes du Larzac puis dans les conflits sociaux dans le monde de la vigne.

Il était aussi largement impliqué sur le terrain culturel en Languedoc : maison de disque Ventadorn, Centre Interrégional de Développement de l’Occitan (Cirdoc). Auteur de recueil de poésie, de romans, de pièces de théâtre, de traductions, il a aussi participé à l’émergence des premières calandretas, écoles occitanes.
 
Il revendiquait une langue et une culture vivante dans un pays libre, autonome, qui puisse décider de son avenir, cette Occitanie qu’il portait au cœur.
A son épouse Marie Rouanet, nous disons notre amitié.

Yves tenait une chronique hebdomadaire dans La Dépêche du Midi. L’une d’elle fut consacrée à Nicolaï Greschny :

GRESCHNY, RUSSE D’OCCITANIE

Greschny, Nicolaï Greschny, vous ne le connaissez pas ? Hâtez-vous de le découvrir. Il y a bien 150 églises où il vous attend, peintes par lui à la fresque, en totalité ou en partie. Dans l’Albigeois où il vécut, dans le Biterrois où il prit femme, le nord-ouest de l’Aveyron où des prêtres, légers d’argent mais amoureux du beau, le firent travailler dans la grande tradition de l’Eglise d’Orient. C’est, je vous le garantis, pour vos yeux l’enchantement, pour votre âme de croyant ou d’agnostique la joie qui vous attendent.

Renseignez-vous à Saint-Victor-et-Melvieu, en Aveyron où l’on est fier d’avoir dans son village une de ses plus achevées réalisations. Les phylactères y parlent le latin de l’Eglise romaine et l’occitan de Saint-Victor. A l’Escapade des Raspes, on vous dira les rendez-vous qu’il ne faut pas manquer avec cet artiste singulier, moderniste et traditionnel, irréprochable théologien en images, capable de tirer parti de n’importe quelle architecture pour dire la gloire de son Dieu sur un mode aussi drôle que grave.

Avec Greschny, les murs et les voûtes chantent lyriquement, somptueusement, sans emphase, que la seule gloire de Dieu, à travers les deux Testaments, c’est l’homme vivant et debout en Jésus le fils de Marie. Depuis le premier jour du monde jusqu’à l’Eternité d’ici-bas et d’après. Un dieu beau d’être bon, indulgent, accueillant aux fils prodigues et aux ouvriers de la onzième heure, aux filles perdues et aux larrons de bonne volonté. Un dieu dont il n’y a rien à craindre et tout à espérer, mille fois plus aimable que les plus belles beautés du panthéon des Grecs.

J’avais à peine quitté l’enfance quand pour la première fois, je vis une fresque de lui dans le réfectoire d’un minuscule pensionnat de garçons à La Fouillade. Jésus y multipliait les pains et les poissons pour des enfants affamés en chemisette et en culotte courte ; les pensionnaires qu’il avait fait entrer avec leur maître de musique ensoutané, tels quels, dans le temps évangélique.

Ces garçons, c’était moi. Le peintre me faisait contemporain de Jésus. J’allais l’être constamment. A la crèche, sur les chemins de Galilée, le lac de Tibériade, les noces de Cana, le Jourdain, la Pâque, le Golgotha, chaque fois que j’entrerais dans une église enluminée par lui. Contemporain, aussi, de la fin des temps et des fêtes éternelles d’après.

Le visionnaire de l’Invisible, ce jubilant conteur, ce contemplatif toujours en travail était russe comme Roubleev, Dostoïevski, Essenine ou Pasternak. Son père était prêtre, peintre d’églises et d’icônes. Il dut fuir avec sa famille la Russie des Soviets où, dès 1918, Lénine persécutait les croyants. Avec lui, Nicolaï ne cessa plus de parcourir l’Europe : l’Autriche d’avant l’Anschluss, la Belgique avant l’invasion nazie, le nord de la France occupée, incapable de supporter les tyrans ennemis de l’homme libre.

Il voulait, lui aussi, être prêtre. A Toulouse, il étudia la théologie. Mais il entendait bien, comme dans sa Russie natale, prendre femme et avoir des enfants. L’Eglise romaine refusa de l’ordonner. Il se maria et peignit, pour 3 francs 6 sous, joyeusement, dévotement, les merveilles qui l’habitaient. Allez les voir. L’homme de peu de foi et de maigre espérance que je suis vous l’affirme : vous ne serez pas déçus.

Yves Rouquette

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Yves Rouquette nous a quitté

Le monde occitan est en deuil depuis la disparation d’Yves Rouquette à son domicile de Camarès dans l’Aveyron.

Yves Rouquette

Nous perdons là une figure incontournable de la défense de notre culture ancrée sur le terrain social.


Il avait fondé la revue Viure avant d’animer le mouvement « Volem Viure al Pais », mouvement autonomiste des années 70 largement impliqué dans les luttes du Larzac puis dans les conflits sociaux dans le monde de la vigne.

Il était aussi largement impliqué sur le terrain culturel en Languedoc : maison de disque Ventadorn, Centre Interrégional de Développement de l’Occitan (Cirdoc). Auteur de recueil de poésie, de romans, de pièces de théâtre, de traductions, il a aussi participé à l’émergence des premières calandretas, écoles occitanes.
 
Il revendiquait une langue et une culture vivante dans un pays libre, autonome, qui puisse décider de son avenir, cette Occitanie qu’il portait au cœur.
A son épouse Marie Rouanet, nous disons notre amitié.

Yves tenait une chronique hebdomadaire dans La Dépêche du Midi. L’une d’elle fut consacrée à Nicolaï Greschny :

GRESCHNY, RUSSE D’OCCITANIE

Greschny, Nicolaï Greschny, vous ne le connaissez pas ? Hâtez-vous de le découvrir. Il y a bien 150 églises où il vous attend, peintes par lui à la fresque, en totalité ou en partie. Dans l’Albigeois où il vécut, dans le Biterrois où il prit femme, le nord-ouest de l’Aveyron où des prêtres, légers d’argent mais amoureux du beau, le firent travailler dans la grande tradition de l’Eglise d’Orient. C’est, je vous le garantis, pour vos yeux l’enchantement, pour votre âme de croyant ou d’agnostique la joie qui vous attendent.

Renseignez-vous à Saint-Victor-et-Melvieu, en Aveyron où l’on est fier d’avoir dans son village une de ses plus achevées réalisations. Les phylactères y parlent le latin de l’Eglise romaine et l’occitan de Saint-Victor. A l’Escapade des Raspes, on vous dira les rendez-vous qu’il ne faut pas manquer avec cet artiste singulier, moderniste et traditionnel, irréprochable théologien en images, capable de tirer parti de n’importe quelle architecture pour dire la gloire de son Dieu sur un mode aussi drôle que grave.

Avec Greschny, les murs et les voûtes chantent lyriquement, somptueusement, sans emphase, que la seule gloire de Dieu, à travers les deux Testaments, c’est l’homme vivant et debout en Jésus le fils de Marie. Depuis le premier jour du monde jusqu’à l’Eternité d’ici-bas et d’après. Un dieu beau d’être bon, indulgent, accueillant aux fils prodigues et aux ouvriers de la onzième heure, aux filles perdues et aux larrons de bonne volonté. Un dieu dont il n’y a rien à craindre et tout à espérer, mille fois plus aimable que les plus belles beautés du panthéon des Grecs.

J’avais à peine quitté l’enfance quand pour la première fois, je vis une fresque de lui dans le réfectoire d’un minuscule pensionnat de garçons à La Fouillade. Jésus y multipliait les pains et les poissons pour des enfants affamés en chemisette et en culotte courte ; les pensionnaires qu’il avait fait entrer avec leur maître de musique ensoutané, tels quels, dans le temps évangélique.

Ces garçons, c’était moi. Le peintre me faisait contemporain de Jésus. J’allais l’être constamment. A la crèche, sur les chemins de Galilée, le lac de Tibériade, les noces de Cana, le Jourdain, la Pâque, le Golgotha, chaque fois que j’entrerais dans une église enluminée par lui. Contemporain, aussi, de la fin des temps et des fêtes éternelles d’après.

Le visionnaire de l’Invisible, ce jubilant conteur, ce contemplatif toujours en travail était russe comme Roubleev, Dostoïevski, Essenine ou Pasternak. Son père était prêtre, peintre d’églises et d’icônes. Il dut fuir avec sa famille la Russie des Soviets où, dès 1918, Lénine persécutait les croyants. Avec lui, Nicolaï ne cessa plus de parcourir l’Europe : l’Autriche d’avant l’Anschluss, la Belgique avant l’invasion nazie, le nord de la France occupée, incapable de supporter les tyrans ennemis de l’homme libre.

Il voulait, lui aussi, être prêtre. A Toulouse, il étudia la théologie. Mais il entendait bien, comme dans sa Russie natale, prendre femme et avoir des enfants. L’Eglise romaine refusa de l’ordonner. Il se maria et peignit, pour 3 francs 6 sous, joyeusement, dévotement, les merveilles qui l’habitaient. Allez les voir. L’homme de peu de foi et de maigre espérance que je suis vous l’affirme : vous ne serez pas déçus.

Yves Rouquette