Photos Jean-Paul Azam
Bienvenue sur le site officiel de l'Association des Amis de Nicolaï Greschny
Nicolaï Greschny est un fresquiste et peintre d'icônes du XXe siècle né en Estonie en 1912 et décédé en 1985. Installé à Marsal, dans le Tarn près d'Albi, il a peint plus d'une centaine de fresques, principalement sur les murs d'églises situées dans le sud et le sud-ouest de la France.

L'association des Amis de Nicolaï Greschny oeuvre pour la sauvegarde et la promotion de son travail. N'hésitez pas à parcourir les différentes rubriques du site où vous trouverez de nombreuses informations sur l'artiste, sa vie et son oeuvre mais également sur nos actions.

Nous éditons régulièrement une lettre d'information papier (vous pouvez d'ailleurs retrouver les anciens numéros en en cliquant içi) et nous diffusons également une newsletter par voie électronique.
Si vous avez une question ou souhaitez nous faire part de remarques ou suggestions ou si vous voulez nous laisser vos coordonnées pour recevoir les lettres d'information, vous pouvez utiliser le formulaire de notre page contact.

AGENDA


2020

Prochainement | Archive: 2020 2019 2018 2017
  • sam
    11
    Jan
    2020

    Signature

    Rabastens (81) - Maison de la Presse - 10h

    Présentation et signature du nouveau livre « Nicolaï Greschny, des fresques aux icônes » de 10h à midi à la maison de la Presse, 17 bis Quai Des Escoussieres.

  • dim
    12
    Jan
    2020

    Portes Ouvertes

    La Maurinié, Marsal - à partir de 15h

    le dimanche 12 janvier aura lieu une opération portes ouvertes à La Maurinié à partir de 15 heures avec une présentation et signature du nouveau livre dans l’atelier où Nicolaï a œuvré avec de nombreux stagiaires. Le tout accompagné d’un vin chaud.

  • sam
    06
    Juin
    2020

    Une église, un peintre

    15h - Vaour et Roussayrolles (81140)

    ANNULÉ

  • sam
    13
    Juin
    2020

    Visite de l'église Saint-Benoît

    15h - Saint-Benoît-de-Carmaux (81400)

    L’AGIT (Association des Guides Interprètes du Tarn) en partenariat avec l’Office de Tourisme du Ségala tarnais, la mairie de Saint-Benoît-de-Carmaux et l’Association des Amis de Nicolaï Greschny.

    Rattachée à l’origine à un monastère bénédictin détruit pendant les Guerres de Religion, l’église de Saint-Benoît-de-Carmaux est l’une des plus décorées du Tarn. De 1947 à 1950, le peintre d’icônes Nicolaï Greschny l’orna d’un vaste et riche cycle de fresques, que nous vous invitons à venir découvrir ou redécouvrir.

    Départ : Eglise de Saint-Benoît-de-Carmaux
    Durée : 1h30
    Tarifs : 7 € (adulte) – 3 € (enfants de 6 à 18 ans ; personnes en situation de handicap ; demandeurs d’emploi) – Gratuit (-5 ans)

    Renseignements, réservation et billetterie :
    05 63 76 76 67
    accueil@tourisme-tarn-carmaux.fr
    www.tourisme-tarn-carmaux.fr

  • sam
    22
    Août
    2020

    Visite de ND de Lagardelle

    10h30 - Villeneuve Sur Vère (81680)

    Reprogrammation de la visite initialement prévue le 18 avril.

    l’AGIT (Association des Guides Interprète du Tarn) en partenariat avec l’Office de Tourisme du Ségala Tarnais, la mairie de Villeneuve-sur-Vère et l’Association des Amis de Nicolaï Greschny propose une visite commentée de Notre-Dame-de-Lagardelle.
    Cette chapelle, construite au XIVe siècle et décorée à partir de 1947 par Nicolaï Greschny, abrite l’un des décors peints les plus riches et les plus complets du département. Véritable Bible illustrée, ces fresques aux couleurs vives ornent la totalité de l’édifice, déroulant ainsi sous nos yeux la vie de la Vierge Marie et la Passion du Christ.

    Départ : Eglise Notre-Dame-de-Lagardelle. Durée : 1h30.
    Tarifs : 7 € (adulte) – 3 € (enfants de 6 à 18 ans, personnes en situation de handicap, demandeurs d’emploi) – Gratuit (-5 ans).

    Renseignements, réservation et billetterie
    05 63 76 76 67
    accueil@tourisme-tarn-carmaux.fr
    www.tourisme-tarn-carmaux.fr

    informations sur les mesures sanitaires mise en place par l’Agit pour les visites suite à la pandémie de Covid 19 disponibles ici.

  • sam
    26
    Sep
    2020

    Église du Ségur, St-Pierre-aux-Liens (81)

    15h – Visite guidée autour des œuvres de Nicolaï Greschny (1 h 30)

    Cette église de style gothique, remaniée au cours des siècles, présente encore des éléments du XVe siècle, tel que son clocher donjon. À l’intérieur, Nicolaï Greschny a orné le chœur médiéval d’un émouvant cycle de fresques mettant en scène les douze apôtres avec sous chacun d’eux, un énoncé du « Je crois en Dieu » en occitan. L’artiste, féru d’objets liturgiques, a également fait don à la paroisse de la statue en bois de st-Pierre, du XVIIe siècle, qui orne aujourd’hui l’abside.

    Adulte 7 €, Enfant 6 à 18 ans 3 €, Gratuit – 5 ans.

    Le port du masque est obligatoire durant toutes les visites.

    Renseignement et inscriptions obligatoires :
    Office de Tourisme du Ségala tarnais
    05 63 76 76 67
    accueil@tourisme-tarn-carmaux.fr
    www.tourisme-tarn-carmaux.fr

  • sam
    24
    Oct
    2020

    Église St Eugène, Rosières (81)

    15h – Visite guidée autour des œuvres de Nicolaï Greschny (1 h 30)

    Nicolaï Greschny, artiste inclassable travaillant icônes et fresques « à la manière d’un imagier roman », décora de nombreuses églises tarnaises entre 1947 et 1980. L’église saint-Eugène de Rosières, rebâtie à la fin du XIXe siècle sur un édifice plus ancien, fut son 1er chantier, mais aussi son tout dernier, puisqu’il l’acheva quelques mois avant sa mort, dotant ainsi cet édifice d’un émouvant et riche décor peint.

    Adulte 7 €, Enfant 6 à 18 ans 3 €, Gratuit – 5 ans.

    Le port du masque est obligatoire durant toutes les visites.

    Renseignement et inscriptions obligatoires :
    Office de Tourisme du Ségala tarnais
    05 63 76 76 67
    accueil@tourisme-tarn-carmaux.fr
    www.tourisme-tarn-carmaux.fr

Commander le livre et le dvd

Bonjour à tous,

Si vous souhaitez en savoir plus sur Nicolaï Greschny et son oeuvre, vous pouvez vous procurer le livre Nicolaï Greschny, des Fresques aux Icônes, nouvelle édition 2019 éditée par les Éditions Vent Terral et le DVD de Vladimir Koslov Nicolaï Greschny, Une affaire de Famille édité par À Propos Productions (2013).

couverture livre et dvd pour cela rien de plus simple :

Pour le livre, vous pouvez le commander directement sur le site des Éditions Vent Terral, au prix de 24€ plus port.

Pour le DVD, il est disponible directement auprès de l’association au prix de 20€ (+2€ de port). Il vous suffit de nous envoyer un courrier avec votre nom et adresse accompagné de votre réglement à l'ordre de l'Association des Amis de Nicolaï Greschny à l'adresse suivante :

Les Amis de Nicolaï Greschny
La Mauriné
81430 Marsal

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Commander le livre et le dvd

Bonjour à tous,

Si vous souhaitez en savoir plus sur Nicolaï Greschny et son oeuvre, vous pouvez vous procurer le livre Nicolaï Greschny, des Fresques aux Icônes, nouvelle édition 2019 éditée par les Éditions Vent Terral et le DVD de Vladimir Koslov Nicolaï Greschny, Une affaire de Famille édité par À Propos Productions (2013).

pour cela rien de plus simple :

Pour le livre, vous pouvez le commander directement sur le site des Éditions Vent Terral, au prix de 24€ plus port.

Pour le DVD, il est disponible directement auprès de l’association au prix de 20€ (+2€ de port). Il vous suffit de nous envoyer un courrier avec votre nom et adresse accompagné de votre réglement à l'ordre de l'Association des Amis de Nicolaï Greschny à l'adresse suivante :

Les Amis de Nicolaï Greschny
La Mauriné
81430 Marsal


couverture livre et dvd

Les Fresques du bout du Tarn

Un article de La Dépêche sur le travail de Micha Greschny au presbytère de Tastavy.

Tastavy Le Depeche

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Les Fresques du bout du Tarn

Un article de La Dépêche sur le travail de Micha Greschny au presbytère de Tastavy.

Tastavy Le Depeche

Journées du Petit Patrimoine

À Encausse les Thermes (31) le dimanche 18 juin prochain, l’association des Amis des Thermes organise dans le cadre des « Journées du Petit Patrimoine », une manifestation autour des Thermes, décorés par Nicolaï.

encausse les thermes

Fresque et Greschny
une des fresques des thermes ainsi qu’un autoportrait de Nicolaï qui s’est inclus dans l’une d’elle

Outre conférence et diaporama ainsi qu’une exposition de photos anciennes et une dégustation de « Bouillon aux herbes » d’antan, il sera procédé à la vente de bouteilles d’eau de la Source thermale datant des années 1960 au profit des travaux de rénovation de la Buvette Thermale.

thermes interieur
les travaux en cours

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Journées du Petit Patrimoine

À Encausse les Thermes (31) le dimanche 18 juin prochain, l’association des Amis des Thermes organise dans le cadre des « Journées du Petit Patrimoine », une manifestation autour des Thermes, décorés par Nicolaï.

encausse les thermes

Fresque et Greschny
une des fresques des thermes ainsi qu’un autoportrait de Nicolaï qui s’est inclus dans l’une d’elle

Outre conférence et diaporama ainsi qu’une exposition de photos anciennes et une dégustation de « Bouillon aux herbes » d’antan, il sera procédé à la vente de bouteilles d’eau de la Source thermale datant des années 1960 au profit des travaux de rénovation de la Buvette Thermale.

thermes interieur
les travaux en cours

On en parle

Retrouvez ci dessous un article de La Dépêche qui parle des travaux en cours à Notre Dame de la Gardelle

la gardelle la depeche

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On en parle

Retrouvez ci dessous un article de La Dépêche qui parle des travaux en cours à Notre Dame de la Gardelle

la gardelle la depeche

Rénovation à St-Drézéry

Depuis de nombreuses années, ce bâtiment était rongé par l’humidité et cela malgré une réhabilitation réussie au milieu des années 70.
 Bâti sur un sol argileux, l’humidité remonte dans les murs et dégrade les soubassements, les lambris et menuiseries intérieures. 
Même les piliers soutenant le bâtiment sont abîmés. A l’extérieur les écoulements laissent « filer » l’eau de pluie sur les façades. Il fallait donc faire quelque chose.
 Après avoir pris la décision de faire les travaux, le Conseil Municipal s’est tourné vers l’architecte Hervé Gaidoz qui a déjà accompagné la municipalité sur d’autres projets (l’ancienne école élémentaire ou plus récemment la bibliothèque). Il a réalisé le cahier des charges et procédé aux appels d’offres pour les travaux.
 Coût de l’opération 310 000 euros TTC avec l’obtention de 90 000 euros de subventions. 
Les travaux ont été réalisés par des artisans qualifiés et les résultats sont à la hauteur des espérances de la municipalité.

saint-drezery

En présence d’un très nombreux public ainsi que des élus : Mme la Députée, M. le Sénateur, les Conseillers départementaux, la 1ère Vice-Présidente de la Métropole, les élus des communes voisines, une messe inaugurale a eu lieu, célébrée par le Père Gérard Blayac, 
Vicaire Général du diocèse et le Père Thierry Febvre. Mme Nathalie Nicaud soprano a, tout au long de cette cérémonie, chanté Vivaldi, J.-S. Bach et pour finir l’Ave Maria d’Astor Piazzolla.

saint-drezery

Retrouvez d’autres images sur  le site communal : www.saintdrezery.fr d’où est extrait ce texte.

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Rénovation à St-Drézéry

Depuis de nombreuses années, ce bâtiment était rongé par l’humidité et cela malgré une réhabilitation réussie au milieu des années 70.
 Bâti sur un sol argileux, l’humidité remonte dans les murs et dégrade les soubassements, les lambris et menuiseries intérieures. 
Même les piliers soutenant le bâtiment sont abîmés. A l’extérieur les écoulements laissent « filer » l’eau de pluie sur les façades. Il fallait donc faire quelque chose.
 Après avoir pris la décision de faire les travaux, le Conseil Municipal s’est tourné vers l’architecte Hervé Gaidoz qui a déjà accompagné la municipalité sur d’autres projets (l’ancienne école élémentaire ou plus récemment la bibliothèque). Il a réalisé le cahier des charges et procédé aux appels d’offres pour les travaux.
 Coût de l’opération 310 000 euros TTC avec l’obtention de 90 000 euros de subventions. 
Les travaux ont été réalisés par des artisans qualifiés et les résultats sont à la hauteur des espérances de la municipalité.

saint-drezery

En présence d’un très nombreux public ainsi que des élus : Mme la Députée, M. le Sénateur, les Conseillers départementaux, la 1ère Vice-Présidente de la Métropole, les élus des communes voisines, une messe inaugurale a eu lieu, célébrée par le Père Gérard Blayac, 
Vicaire Général du diocèse et le Père Thierry Febvre. Mme Nathalie Nicaud soprano a, tout au long de cette cérémonie, chanté Vivaldi, J.-S. Bach et pour finir l’Ave Maria d’Astor Piazzolla.

saint-drezery

Retrouvez d’autres images sur  le site communal : www.saintdrezery.fr d’où est extrait ce texte.

Reportage Culturebox

Culturebox, le site de l’actualité culturelle de FranceTV a publié un reportage sur Nicolaï Greschny et notamment les fresques de l’église de Saint-Victor-et-Melvieu dans l’Aveyron.

culturebox

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Reportage Culturebox

Culturebox, le site de l’actualité culturelle de FranceTV a publié un reportage sur Nicolaï Greschny et notamment les fresques de l’église de Saint-Victor-et-Melvieu dans l’Aveyron.

culturebox

Christ Pantocrator

C’est sous le hangar de la Maurinié que Micha a réalisé un vaste panneau destiné à l’église de Laurens, dans l’Hérault. Commandé par la communauté paroissiale, ce panneau est désormais en place dans l’église de ce petit village du Bas-Languedoc.

christ-pantocrator

Le 27 novembre, avant le départ le l’atelier, Micha a invité des amis à venir voir sa dernière création. Vous pourrez retrouver la totalité de l’aventure sur son blog en passant par son site www.greschny.com.

christ-pantocrator

christ-pantocrator

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Christ Pantocrator

C’est sous le hangar de la Maurinié que Micha a réalisé un vaste panneau destiné à l’église de Laurens, dans l’Hérault. Commandé par la communauté paroissiale, ce panneau est désormais en place dans l’église de ce petit village du Bas-Languedoc.

christ-pantocrator

Le 27 novembre, avant le départ le l’atelier, Micha a invité des amis à venir voir sa dernière création. Vous pourrez retrouver la totalité de l’aventure sur son blog en passant par son site www.greschny.com.

christ-pantocrator

christ-pantocrator

Monuments historiques

L’association locale de sauvegarde du patrimoine de Salvagnac s’intéresse depuis plusieurs années au patrimoine légué par Nicolaï. En effet une parure d’autel qu’il a dessinée est déjà conservée dans l’église. Il y a plusieurs mois l’association des Amis de N.G. a confié deux autres chasubles. Depuis quelques jours 3 chasubles, la chape et la parure d’autel ont été inscrites à la liste complémentaire des Monuments Historiques avec le soutien de M. Le Pottier, archiviste départemental.

chasuble

etole

En 2018 ces ornements liturgiques devraient être présentés dans l’église sous vitrines, grace à l’aide financière de la DRAC.

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Monuments historiques

L’association locale de sauvegarde du patrimoine de Salvagnac s’intéresse depuis plusieurs années au patrimoine légué par Nicolaï. En effet une parure d’autel qu’il a dessinée est déjà conservée dans l’église. Il y a plusieurs mois l’association des Amis de N.G. a confié deux autres chasubles. Depuis quelques jours 3 chasubles, la chape et la parure d’autel ont été inscrites à la liste complémentaire des Monuments Historiques avec le soutien de M. Le Pottier, archiviste départemental.

chasuble

etole

En 2018 ces ornements liturgiques devraient être présentés dans l’église sous vitrines, grace à l’aide financière de la DRAC.

Restauration de Pratlong

Après une collecte de fonds pour la restauration de l’ancien chenil transformé en chapelle conformément au vœu du Père Gilbert Cugnasse (voir cette note précédente), Maylis de Castelbajac a procédé à une restauration minutieuse.

maylis-de-castelbajac

Lors de la réouverture de l’École de prière Foi et Lumière, ce petit lieu de recueillement a été ré-inauguré par l’évêque Jean Legrez, en présence de Marie-Thérèse et Micha Greschny et une foule nombreuse. Grâce à la persévérance du Père Claude Cugnasse le travail de Nicolaï a retrouvé une nouvelle jeunesse même si tout n’a malheureusement pu être reconstitué.

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Restauration de Pratlong

Après une collecte de fonds pour la restauration de l’ancien chenil transformé en chapelle conformément au vœu du Père Gilbert Cugnasse (voir cette note précédente), Maylis de Castelbajac a procédé à une restauration minutieuse.

maylis-de-castelbajac

Lors de la réouverture de l’École de prière Foi et Lumière, ce petit lieu de recueillement a été ré-inauguré par l’évêque Jean Legrez, en présence de Marie-Thérèse et Micha Greschny et une foule nombreuse. Grâce à la persévérance du Père Claude Cugnasse le travail de Nicolaï a retrouvé une nouvelle jeunesse même si tout n’a malheureusement pu être reconstitué.

La Lettre des Amis – Suite

Vous trouverez ci dessous une série de liens vers les numéros 5, 6 et 7 de la lettre d’information à destination de nos adhérents au format pdf.
Si vous souhaitez recevoir les prochains numéros, vous pouvez dès à présent rejoindre notre association en remplissant le bulletin d’adhésion disponible içi.

La lettre des Amis de Nicolaï Greschny N°5 (janvier 2015)

La lettre des Amis de Nicolaï Greschny N°6 (janvier 2016)

La lettre des Amis de Nicolaï Greschny N°7 (janvier 2017)

les lettres précédentes sont disponibles à cette adresse :
La lettre des Amis de Nicolaï Greschny N° 1 à 4

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La Lettre des Amis – Suite

Vous trouverez ci dessous une série de liens vers les numéros 5, 6 et 7 de la lettre d’information à destination de nos adhérents au format pdf.
Si vous souhaitez recevoir les prochains numéros, vous pouvez dès à présent rejoindre notre association en remplissant le bulletin d’adhésion disponible içi.

La lettre des Amis de Nicolaï Greschny N°5 (janvier 2015)

La lettre des Amis de Nicolaï Greschny N°6 (janvier 2016)

La lettre des Amis de Nicolaï Greschny N°7 (janvier 2017)

les lettres précédentes sont disponibles à cette adresse :
La lettre des Amis de Nicolaï Greschny N° 1 à 4

Voyage à Tallinn

A l’occasion d’un voyage privé, un groupe d’albigeois s’est rendu à Tallinn (Estonie), la ville natale de Nicolaï Greschny.
Si la maison où il naquit est difficile à trouver après tous les bouleversements de l’histoire, ni la Bibliothèque Nationale d’Estonie, ni l’ambassade de France ne connaissaient Nicolaï Greschny et son œuvre.

voyage-en-estonie
Le livre et le DVD ont été remis aux représentants de la Bibiothèque Nationale d’Estonie et de l’Institut Français à Tallinn

C’est par un contact via internet que les rendez vous ont été pris avec Mme Katre Riisalu, directrice du secteur des beaux arts de la Bibliothèque Nationale estonienne.

Notre délégation a pu visiter une grande partie de l’édifice avant de remettre un exemplaire du livre « Des fresques aux icônes » ainsi que le DVD souvent primé, réalisé par Vladimir Koslov voici trois ans.
L’Institut Français d’Estonie, organisme national qui diffuse la culture française dans les pays étrangers a également bénéficié des mêmes documents remis à Marje Kussmik.

Un exemplaire du livre a été aussi remis à M. Michel Raineri, Ambassadeur de France et auteur d’un livre consacré aux « Icônes miraculeuses de Biélorussie ».

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Voyage à Tallinn

A l’occasion d’un voyage privé, un groupe d’albigeois s’est rendu à Tallinn (Estonie), la ville natale de Nicolaï Greschny.
Si la maison où il naquit est difficile à trouver après tous les bouleversements de l’histoire, ni la Bibliothèque Nationale d’Estonie, ni l’ambassade de France ne connaissaient Nicolaï Greschny et son œuvre.

voyage-en-estonie
Le livre et le DVD ont été remis aux représentants de la Bibiothèque Nationale d’Estonie et de l’Institut Français à Tallinn

C’est par un contact via internet que les rendez vous ont été pris avec Mme Katre Riisalu, directrice du secteur des beaux arts de la Bibliothèque Nationale estonienne.

Notre délégation a pu visiter une grande partie de l’édifice avant de remettre un exemplaire du livre « Des fresques aux icônes » ainsi que le DVD souvent primé, réalisé par Vladimir Koslov voici trois ans.
L’Institut Français d’Estonie, organisme national qui diffuse la culture française dans les pays étrangers a également bénéficié des mêmes documents remis à Marje Kussmik.

Un exemplaire du livre a été aussi remis à M. Michel Raineri, Ambassadeur de France et auteur d’un livre consacré aux « Icônes miraculeuses de Biélorussie ».

Jean-Marie Salson

Notre association a perdu l’un de ses membres les plus actifs et la chapelle de Treize-Pierres est désormais orpheline.

Le 22 février dernier, Jean-Marie Salson est terrassé alors qu’il se prépare à sa sortie quotidienne, à l’âge de 85 ans.

jean marie salson

Après des études au petit séminaire d’Espalion, puis à la faculté de Sciences de Toulouse, il devient enseignant. Ses compétences et sa valeur l’ont amené à la direction des collèges de Castelsarrasin puis de Caussade. En 1953 il épouse Jeanine qui lui donne 4 enfants. A la retraite il se retire à Villefranche-de-Rouergue et met son temps libre au service de recherches historiques, et des fresques de la chapelle de Treize Pierres. Par un commentaire étayé, il permet à chaque visiteur de s’imprégner de ce message de Foi, cette foi si profonde qui correspond à ses convictions intimes.

Sa discrétion, ses talents de conteur et de pédagogue font de Jean Marie Salson un ardent défenseur de la cause « Greschny » lui qui est né le 1er janvier 1929, à Melvieu, autre haut-lieu du talent du fresquiste.

Lors de ses obsèques son petit fils a fait appel à Péguy pour souligner l’unité d’une vie.

« Un homme de chez nous a fait jaillir,
Depuis le ras du sol jusqu’au pied de la croix,
Plus haut que tous les saints, plus haut que tous les rois,
La flèche irréprochable et qui ne peut faillir.

C’est la gerbe et le blé qui ne périra point
Qui ne fanera point au soleil de septembre,
Qui ne gèlera pointaux rigueurs de décembre,
C’est votre serviteur et c’est votre témoin. »

Jean-Marie évoquait souvent un tragique grec :
« Pour savoir si un homme a été heureux dans sa vie, il faut attendre qu’il soit mort »

Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’à travers sa vie de chrétien, avec sa famille et à travers ses engagements, Jean-Marie Salson a été heureux.
P.B.

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Jean-Marie Salson

Notre association a perdu l’un de ses membres les plus actifs et la chapelle de Treize-Pierres est désormais orpheline.

Le 22 février dernier, Jean-Marie Salson est terrassé alors qu’il se prépare à sa sortie quotidienne, à l’âge de 85 ans.

jean marie salson

Après des études au petit séminaire d’Espalion, puis à la faculté de Sciences de Toulouse, il devient enseignant. Ses compétences et sa valeur l’ont amené à la direction des collèges de Castelsarrasin puis de Caussade. En 1953 il épouse Jeanine qui lui donne 4 enfants. A la retraite il se retire à Villefranche-de-Rouergue et met son temps libre au service de recherches historiques, et des fresques de la chapelle de Treize Pierres. Par un commentaire étayé, il permet à chaque visiteur de s’imprégner de ce message de Foi, cette foi si profonde qui correspond à ses convictions intimes.

Sa discrétion, ses talents de conteur et de pédagogue font de Jean Marie Salson un ardent défenseur de la cause « Greschny » lui qui est né le 1er janvier 1929, à Melvieu, autre haut-lieu du talent du fresquiste.

Lors de ses obsèques son petit fils a fait appel à Péguy pour souligner l’unité d’une vie.

« Un homme de chez nous a fait jaillir,
Depuis le ras du sol jusqu’au pied de la croix,
Plus haut que tous les saints, plus haut que tous les rois,
La flèche irréprochable et qui ne peut faillir.

C’est la gerbe et le blé qui ne périra point
Qui ne fanera point au soleil de septembre,
Qui ne gèlera pointaux rigueurs de décembre,
C’est votre serviteur et c’est votre témoin. »

Jean-Marie évoquait souvent un tragique grec :
« Pour savoir si un homme a été heureux dans sa vie, il faut attendre qu’il soit mort »

Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’à travers sa vie de chrétien, avec sa famille et à travers ses engagements, Jean-Marie Salson a été heureux.
P.B.

Restauration de Pratlong

Les travaux ont commencé
Suite aux événements du 8 août 1944 et au vœu du Père Gilbert Cugnasse, l’ancien pigeonnier-chenil de la maison de Maître de Pratlong est devenu une chapelle consacrée à Sainte Thérèse de Lisieux. On y trouve un autel ainsi qu’une fresque peinte en 1947 par Nicolas Greschny.

Elle représente au plafond, 4 Archanges, sur les murs, le visage du Christ sur le voile de Sainte Véronique, Saint Jean Baptiste, Saint Louis, la Sainte Vierge, le Christ en Gloire et Sainte Thérèse. Plus bas, sont représentés plusieurs élèves qui étaient au Petit Séminaire Saint Louis. Enfin, la scène du fait historique du 8 août 1944 se trouve sur l’un des côtés de la porte d’entrée.

Les parties basses enterrées dans le sol, ont été gravement altérées, dégradées par le ruissellement des eaux de la montagne. Des parties intérieures ou extérieures cimentées sont venues au fil du temps empêcher une respiration des murs, qu’il faut à nouveau permettre.

Le diocèse d’Albi propriétaire du lieu, l’association des Anciens Elèves de Saint-Louis de Pratlong et l’école d’évangélisation Jeunesse Lumière ont pris conscience de l’urgence à réhabiliter ce lieu de mémoire, ce patrimoine artistique et historique. Une campagne de mobilisation a été menée : appels dans les églises, relayés par la presse locale, des concerts, etc… Tout cela, grâce à l’action infatigable du Père Claude Cugnasse, a suscité un extraordinaire élan en faveur de ce projet. Des centaines de donateurs-mécènes ont permis grâce à leur générosité de couvrir le budget de ce chantier désormais en marche. Il est touchant de voir ce profond attachement à ce lieu de la montagne dans la mémoire principalement des Tarnais mais aussi de personnes de toute la France ! Que tous soient chaleureusement remerciés : c’est leur restauration !

restauration de pratlong

Du 1er au 4 mars, Marie-Lys de Castelbajac, restauratrice-conservatrice, est intervenue sur le site pour la phase dite de ‘consolidation’ avec son neveu André. Il s’agit de préparer les fresques pour les renforcer avec injection de consolidants, afin de fixer les parties fragilisées ; consolider le bois altéré du plafond ; faire divers tests et essaies de nettoyage pour la phase de restauration proprement dite.

Cela va aussi permettre à une entreprise de pouvoir intervenir pour permettre au bâtiment de ‘respirer ‘ à nouveau tout en étant bien protégé des intempéries : enlever le cimentage intempestif qui bloque l’évacuation de l’humidité et refaire un crépi à la chaux traditionnelle. Remercions en cela les conseils avisés de Patrick Gironnet, Architecte des Bâtiments de France du Tarn, découvrant ce site avec grand intérêt.

Après la réalisation de ces travaux, viendra la phase ultime de restauration de la fresque, probablement durant l’été 2016. Un important chantier, qui sera long et minutieux. Il redonnera à cette chapelle ces belles couleurs originelles et permettra de présenter ce lieu de mémoire aux futures générations, sous le regard bienveillant de Sainte Thérèse de Lisieux protectrice de Pratlong !

restauration de pratlong

À la recherche de photos
Des photos seraient une aide précieuse pour la restauratrice Marie-Lys de Castelbajac concernant les parties disparues des fresques. Les personnes qui auraient des clichés des années 1950/60/70 de l’intérieur de la chapelle Sainte Thérèse et plus particulièrement du bas des fresques représentant les élèves du Petit Séminaire à l’époque sont invitées à prendre contact avec Jean-Louis Bru au 05 63 50 41 57 ou par mail à contact@jeunesse-lumiere.com. Les photos seront scannées et bien entendu restituées.

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Restauration de Pratlong

Les travaux ont commencé
Suite aux événements du 8 août 1944 et au vœu du Père Gilbert Cugnasse, l’ancien pigeonnier-chenil de la maison de Maître de Pratlong est devenu une chapelle consacrée à Sainte Thérèse de Lisieux. On y trouve un autel ainsi qu’une fresque peinte en 1947 par Nicolas Greschny.

Elle représente au plafond, 4 Archanges, sur les murs, le visage du Christ sur le voile de Sainte Véronique, Saint Jean Baptiste, Saint Louis, la Sainte Vierge, le Christ en Gloire et Sainte Thérèse. Plus bas, sont représentés plusieurs élèves qui étaient au Petit Séminaire Saint Louis. Enfin, la scène du fait historique du 8 août 1944 se trouve sur l’un des côtés de la porte d’entrée.

Les parties basses enterrées dans le sol, ont été gravement altérées, dégradées par le ruissellement des eaux de la montagne. Des parties intérieures ou extérieures cimentées sont venues au fil du temps empêcher une respiration des murs, qu’il faut à nouveau permettre.

Le diocèse d’Albi propriétaire du lieu, l’association des Anciens Elèves de Saint-Louis de Pratlong et l’école d’évangélisation Jeunesse Lumière ont pris conscience de l’urgence à réhabiliter ce lieu de mémoire, ce patrimoine artistique et historique. Une campagne de mobilisation a été menée : appels dans les églises, relayés par la presse locale, des concerts, etc… Tout cela, grâce à l’action infatigable du Père Claude Cugnasse, a suscité un extraordinaire élan en faveur de ce projet. Des centaines de donateurs-mécènes ont permis grâce à leur générosité de couvrir le budget de ce chantier désormais en marche. Il est touchant de voir ce profond attachement à ce lieu de la montagne dans la mémoire principalement des Tarnais mais aussi de personnes de toute la France ! Que tous soient chaleureusement remerciés : c’est leur restauration !

restauration de pratlong

Du 1er au 4 mars, Marie-Lys de Castelbajac, restauratrice-conservatrice, est intervenue sur le site pour la phase dite de ‘consolidation’ avec son neveu André. Il s’agit de préparer les fresques pour les renforcer avec injection de consolidants, afin de fixer les parties fragilisées ; consolider le bois altéré du plafond ; faire divers tests et essaies de nettoyage pour la phase de restauration proprement dite.

Cela va aussi permettre à une entreprise de pouvoir intervenir pour permettre au bâtiment de ‘respirer ‘ à nouveau tout en étant bien protégé des intempéries : enlever le cimentage intempestif qui bloque l’évacuation de l’humidité et refaire un crépi à la chaux traditionnelle. Remercions en cela les conseils avisés de Patrick Gironnet, Architecte des Bâtiments de France du Tarn, découvrant ce site avec grand intérêt.

Après la réalisation de ces travaux, viendra la phase ultime de restauration de la fresque, probablement durant l’été 2016. Un important chantier, qui sera long et minutieux. Il redonnera à cette chapelle ces belles couleurs originelles et permettra de présenter ce lieu de mémoire aux futures générations, sous le regard bienveillant de Sainte Thérèse de Lisieux protectrice de Pratlong !

restauration de pratlong

À la recherche de photos
Des photos seraient une aide précieuse pour la restauratrice Marie-Lys de Castelbajac concernant les parties disparues des fresques. Les personnes qui auraient des clichés des années 1950/60/70 de l’intérieur de la chapelle Sainte Thérèse et plus particulièrement du bas des fresques représentant les élèves du Petit Séminaire à l’époque sont invitées à prendre contact avec Jean-Louis Bru au 05 63 50 41 57 ou par mail à contact@jeunesse-lumiere.com. Les photos seront scannées et bien entendu restituées.

Le vœu de Sainte-Thérèse

L’abbé Claude Cugnasse raconte ici l’histoire du vœu de la chapelle Sainte Thérèse de Pratlong dont le directeur d’alors était son propre frère, Gilbert Cugnasse. Cet entretien a été réalisé par la radio RCF Pays Tarnais à Albi.
Retrouver cet entretien en cliquant sur lire la suite

rcf

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Le vœu de Sainte-Thérèse

L’abbé Claude Cugnasse raconte ici l’histoire du vœu de la chapelle Sainte Thérèse de Pratlong dont le directeur d’alors était son propre frère, Gilbert Cugnasse. Cet entretien a été réalisé par la radio RCF Pays Tarnais à Albi.
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Les fresques de St-Drézéry

Le Midi Libre annonce la sortie du livre de Daniel Bourgue consacré à l’histoire de l’église de Saint-Drézéry, petit village situé au nord-est de Montpellier. Cette église conserve de belles fresques de Nicolaï Greschny.

st-drézéry

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Les fresques de St-Drézéry

Le Midi Libre annonce la sortie du livre de Daniel Bourgue consacré à l’histoire de l’église de Saint-Drézéry, petit village situé au nord-est de Montpellier. Cette église conserve de belles fresques de Nicolaï Greschny.

st-drézéry

Les fresques d’Alban

Un reportage sur les fresques d’Alban a été réalisé par Philippe et Françoise Ploquin.
Intitulé Les œuvres magistrales de Nicolaï Greschny, il est à découvrir à cette adresse :
www.escapetdecouv.com

alban
photo P.et F. Ploquin

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Les fresques d’Alban

Un reportage sur les fresques d’Alban a été réalisé par Philippe et Françoise Ploquin.
Intitulé Les œuvres magistrales de Nicolaï Greschny, il est à découvrir à cette adresse :
www.escapetdecouv.com

alban
photo P.et F. Ploquin

ÉGLISE DE GABRIAC

Voici un témoignage adressé par Daniel Escoulen, animateur de la maison de retraite de Bozouls dans l’Aveyron, recueilli lors d’activités proposées aux résidents.

S’il est un créateur connu et apprécié dans le nord-ouest de l’Aveyron pour la fécondité de son œuvre, c’est bien Nicolaï Greschny dont les fresques ornent nombre d’édifices religieux.
À six kilomètres des Caselles, la Maison d’Accueil de Bozouls, ses travaux sont très présents, tant à l’église de Saint-Julien-de-Rodelle qu’à celle de Gabriac – ce qui nous a valu plusieurs sorties avec des résidants intéressés par un art qui s’inscrit dans la grande tradition de l’Eglise d’Orient.

Nous avons demandé à l’un d’entre eux, Jean-Louis Coupiac, lui-même originaire de Gabriac, de se remémorer sa rencontre avec cet Estonien, né en 1912 à Tallin. « J’avais 8 ans lorsque l’abbé Mouly, curé de Gabriac, fit appel à cet artiste qui souhaitait décorer la coupole et les arcades du chœur de l’église de mon village. Nicolaï Greschny cherchait, en effet, des enfants qui lui servent de modèles pour embellir la grande fresque du chœur. J’étais sous le charme de cet homme érudit qui possédait une rare connaissance des techniques des peintres anciens. Plus tard, passé mon expérience du rapport du modèle à son maître, j’appris que cet artiste, qui avait fui le régime hitlérien et vivait dans la clandestinité, avait fait l’école des Beaux-Arts, en Allemagne, avant de poursuivre des études de théologie à Toulouse. J’apprécie son approche iconographique qui échappe au culte du corps pour s’élever vers des sphères de grande pureté.
Quant à moi, à l’initiative de l’art thérapeute des Caselles, je me suis essayé à reproduire divers motifs colorés significatifs du monde des icônes. Avec elle, je souhaiterais poursuivre dans ce sens.
De plus, d’aucuns, à Gabriac même, ont pensé retrouver, pour les rassembler, toutes les personnes ayant participé à la réalisation des fresques de l’église Saint-Martial, pour partager le souvenir de moments intensément vécus sous l’œil exercé de l’artiste décédé en 1985 et qui laisse une œuvre foisonnante dispersée sur une grande partie de notre territoire.»

Propos recueillis par Daniel Escoulen

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ÉGLISE DE GABRIAC

Voici un témoignage adressé par Daniel Escoulen, animateur de la maison de retraite de Bozouls dans l’Aveyron, recueilli lors d’activités proposées aux résidents.

S’il est un créateur connu et apprécié dans le nord-ouest de l’Aveyron pour la fécondité de son œuvre, c’est bien Nicolaï Greschny dont les fresques ornent nombre d’édifices religieux.
À six kilomètres des Caselles, la Maison d’Accueil de Bozouls, ses travaux sont très présents, tant à l’église de Saint-Julien-de-Rodelle qu’à celle de Gabriac – ce qui nous a valu plusieurs sorties avec des résidants intéressés par un art qui s’inscrit dans la grande tradition de l’Eglise d’Orient.

Nous avons demandé à l’un d’entre eux, Jean-Louis Coupiac, lui-même originaire de Gabriac, de se remémorer sa rencontre avec cet Estonien, né en 1912 à Tallin. « J’avais 8 ans lorsque l’abbé Mouly, curé de Gabriac, fit appel à cet artiste qui souhaitait décorer la coupole et les arcades du chœur de l’église de mon village. Nicolaï Greschny cherchait, en effet, des enfants qui lui servent de modèles pour embellir la grande fresque du chœur. J’étais sous le charme de cet homme érudit qui possédait une rare connaissance des techniques des peintres anciens. Plus tard, passé mon expérience du rapport du modèle à son maître, j’appris que cet artiste, qui avait fui le régime hitlérien et vivait dans la clandestinité, avait fait l’école des Beaux-Arts, en Allemagne, avant de poursuivre des études de théologie à Toulouse. J’apprécie son approche iconographique qui échappe au culte du corps pour s’élever vers des sphères de grande pureté.
Quant à moi, à l’initiative de l’art thérapeute des Caselles, je me suis essayé à reproduire divers motifs colorés significatifs du monde des icônes. Avec elle, je souhaiterais poursuivre dans ce sens.
De plus, d’aucuns, à Gabriac même, ont pensé retrouver, pour les rassembler, toutes les personnes ayant participé à la réalisation des fresques de l’église Saint-Martial, pour partager le souvenir de moments intensément vécus sous l’œil exercé de l’artiste décédé en 1985 et qui laisse une œuvre foisonnante dispersée sur une grande partie de notre territoire.»

Propos recueillis par Daniel Escoulen

DÉPÊCHE AFP

Voici l’intégralité de la dépêche AFP qui a servi pour les articles cités dans la news précédente :

LES GRESCHNY, DE L’ART BYZANTIN DANS DES DIZAINES D’ÉGLISES DE FRANCE
Albi (France) – 11 avril 2015 07:43
AFP (Béatrice KHADIGE)

Ils sont fresquistes et iconographes de père en fils depuis le XVIe siècle. Nicolaï Greschny, né en Estonie et mort dans le Tarn après avoir fui le nazisme à travers l’Europe, a imprégné des dizaines d’églises en France d’art byzantin, avant de céder son pinceau à Michaël.

Nicolaï Greschny, décédé en 1985 à l’âge de 73 ans, a laissé derrière lui une oeuvre monumentale, toute imprégnée des Vieux croyants (orthodoxes) russes, dont son père était issu, tandis que sa mère catholique balte, était d’origine allemande.
Il a laissé un patrimoine de 10.000 mètres carrés de fresques sur 87 chantiers répertoriés dans 27 départements, qu’une association des amis du peintre s’occupe de faire visiter et d’entretenir. Sans compter ses icônes, un art dans lequel il est considéré comme un maître.

« Les gens viennent vers moi pour qu’on parle de mon père », dit Michaël, quinquagénaire, qui perpétue la tradition avec une spécialité supplémentaire: la bijouterie qui l’a fait travailler pendant des années pour Fabergé à Paris.
Dès l’âge de quatre ans, Michaël avait déjà le pinceau à la main et devait suivre pas à pas les enseignements de son père. « Je ne peux pas dire qu’il me forçait mais si je faisais autre chose, je perdais mon temps », se souvient-il.
Nicolaï Greschny a aussi transmis son savoir à de jeunes étudiants inscrits à ses cours à la Maurinié, son domaine construit sur de vieilles pierres à quelque 6 km d’Albi. Dans cet ensemble de bâtiments qu’il a lui-même en partie reconstruits, une chapelle a été érigée, faute de l’église qu’il rêvait de construire quand il était gosse, explique Michaël, héritier du domaine avec sa famille.

A l’intérieur, une collection de bénitiers, des statues anciennes, divers objets de culte et de grandes fresques et icônes réalisées par toute la famille.

Une foi inébranlable

Nicolaï Greschny passait au mieux pour un illuminé, après de longues études de théologie, au pire pour un fou. Cet homme qui voulait vivre d’abord comme un moine ou devenir prêtre « avait une foi inébranlable », selon un de ses plus proches amis, Alain Catalo.

Et la première fois que Marie-Thérèse, sa future épouse âgée aujourd’hui de 93 ans, l’avait rencontré, elle s’était « demandée qu’est-ce que c’est que cet oiseau? », d’autant qu’il passait sa vie en short, été comme hiver, quelles que soient les circonstances.

L’histoire de ce peintre infatigable c’est aussi l’histoire de l’Europe: sa famille a fui Tallinn, sous emprise russe, lors de la révolution de 1917, jusqu’en Silésie. Entre ses études théologiques, les beaux-arts, la résistance et sa tête mise à prix par les nazis, Nicolaï a ensuite traversé le Vieux continent jusqu’en France avec le soutien des jésuites, ses mentors religieux.
Mais il n’a pu échapper aux camps d’internement dont celui d’Argelès-sur-Mer qu’il a réussi à fuir pour se réfugier de monastère en monastère. Il y offrait ses services de fresquiste contre le gîte et le couvert.

Précédé par sa réputation, après la guerre, Nicolaï Greschny a multiplié les chantiers. A chaque fois, dans chaque église, il insistait pour immortaliser certains habitants sur ses fresques et s’était même parfois représenté lui-même en short de travail.
L’art de la fresque consiste à dessiner et oxyder de différentes couleurs un mur couvert d’enduit encore frais. C’est à peu près la même chose pour l’icône. « Il y a cette notion de lumière rayonnante qui est très importante », explique Michaël.

Vers la fin de sa vie, Nicolaï Greschny a préparé un dernier grand chantier, les Rosières en 1983. Trop faible, il a chargé Michaël de l’exécuter. « C’était une première. J’avais 24 ans, témoigne le fils. Son angoisse était que cette tradition soit perdue. Avec ce chantier exécuté, il est parti rassuré », se souvient-il.

Aujourd’hui, Michaël prépare son prochain chantier: le dôme de l’église chaldéenne de Sarcelles. Tout comme son père, il a apporté sa touche à nombre d’édifices religieux de la région, dont l’église de Nages (Tarn) ou celle de Villefranche-d’Albigeois où il a peint d’immense panneaux.

La Maurinié aujourd’hui est un lieu d’accueil. Michaël y donne aussi des cours et sa mère et son épouse, elles-mêmes peintres, aident à perpétuer la tradition. Mais il « n’est pas sûr qu’au moins un de ses deux fils » prendra la suite.

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DÉPÊCHE AFP

Voici l’intégralité de la dépêche AFP qui a servi pour les articles cités dans la news précédente :

LES GRESCHNY, DE L’ART BYZANTIN DANS DES DIZAINES D’ÉGLISES DE FRANCE
Albi (France) – 11 avril 2015 07:43
AFP (Béatrice KHADIGE)

Ils sont fresquistes et iconographes de père en fils depuis le XVIe siècle. Nicolaï Greschny, né en Estonie et mort dans le Tarn après avoir fui le nazisme à travers l’Europe, a imprégné des dizaines d’églises en France d’art byzantin, avant de céder son pinceau à Michaël.

Nicolaï Greschny, décédé en 1985 à l’âge de 73 ans, a laissé derrière lui une oeuvre monumentale, toute imprégnée des Vieux croyants (orthodoxes) russes, dont son père était issu, tandis que sa mère catholique balte, était d’origine allemande.
Il a laissé un patrimoine de 10.000 mètres carrés de fresques sur 87 chantiers répertoriés dans 27 départements, qu’une association des amis du peintre s’occupe de faire visiter et d’entretenir. Sans compter ses icônes, un art dans lequel il est considéré comme un maître.

« Les gens viennent vers moi pour qu’on parle de mon père », dit Michaël, quinquagénaire, qui perpétue la tradition avec une spécialité supplémentaire: la bijouterie qui l’a fait travailler pendant des années pour Fabergé à Paris.
Dès l’âge de quatre ans, Michaël avait déjà le pinceau à la main et devait suivre pas à pas les enseignements de son père. « Je ne peux pas dire qu’il me forçait mais si je faisais autre chose, je perdais mon temps », se souvient-il.
Nicolaï Greschny a aussi transmis son savoir à de jeunes étudiants inscrits à ses cours à la Maurinié, son domaine construit sur de vieilles pierres à quelque 6 km d’Albi. Dans cet ensemble de bâtiments qu’il a lui-même en partie reconstruits, une chapelle a été érigée, faute de l’église qu’il rêvait de construire quand il était gosse, explique Michaël, héritier du domaine avec sa famille.

A l’intérieur, une collection de bénitiers, des statues anciennes, divers objets de culte et de grandes fresques et icônes réalisées par toute la famille.

Une foi inébranlable

Nicolaï Greschny passait au mieux pour un illuminé, après de longues études de théologie, au pire pour un fou. Cet homme qui voulait vivre d’abord comme un moine ou devenir prêtre « avait une foi inébranlable », selon un de ses plus proches amis, Alain Catalo.

Et la première fois que Marie-Thérèse, sa future épouse âgée aujourd’hui de 93 ans, l’avait rencontré, elle s’était « demandée qu’est-ce que c’est que cet oiseau? », d’autant qu’il passait sa vie en short, été comme hiver, quelles que soient les circonstances.

L’histoire de ce peintre infatigable c’est aussi l’histoire de l’Europe: sa famille a fui Tallinn, sous emprise russe, lors de la révolution de 1917, jusqu’en Silésie. Entre ses études théologiques, les beaux-arts, la résistance et sa tête mise à prix par les nazis, Nicolaï a ensuite traversé le Vieux continent jusqu’en France avec le soutien des jésuites, ses mentors religieux.
Mais il n’a pu échapper aux camps d’internement dont celui d’Argelès-sur-Mer qu’il a réussi à fuir pour se réfugier de monastère en monastère. Il y offrait ses services de fresquiste contre le gîte et le couvert.

Précédé par sa réputation, après la guerre, Nicolaï Greschny a multiplié les chantiers. A chaque fois, dans chaque église, il insistait pour immortaliser certains habitants sur ses fresques et s’était même parfois représenté lui-même en short de travail.
L’art de la fresque consiste à dessiner et oxyder de différentes couleurs un mur couvert d’enduit encore frais. C’est à peu près la même chose pour l’icône. « Il y a cette notion de lumière rayonnante qui est très importante », explique Michaël.

Vers la fin de sa vie, Nicolaï Greschny a préparé un dernier grand chantier, les Rosières en 1983. Trop faible, il a chargé Michaël de l’exécuter. « C’était une première. J’avais 24 ans, témoigne le fils. Son angoisse était que cette tradition soit perdue. Avec ce chantier exécuté, il est parti rassuré », se souvient-il.

Aujourd’hui, Michaël prépare son prochain chantier: le dôme de l’église chaldéenne de Sarcelles. Tout comme son père, il a apporté sa touche à nombre d’édifices religieux de la région, dont l’église de Nages (Tarn) ou celle de Villefranche-d’Albigeois où il a peint d’immense panneaux.

La Maurinié aujourd’hui est un lieu d’accueil. Michaël y donne aussi des cours et sa mère et son épouse, elles-mêmes peintres, aident à perpétuer la tradition. Mais il « n’est pas sûr qu’au moins un de ses deux fils » prendra la suite.

DANS LA PRESSE

Après une visite de l’Agence France Presse à la Maurinié, l’agence a rédigé une info reprise par Le Nouvel Observateur et par le journal turc As Sabah :

L'obs

As Sabah

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DANS LA PRESSE

Après une visite de l’Agence France Presse à la Maurinié, l’agence a rédigé une info reprise par Le Nouvel Observateur et par le journal turc As Sabah :

L'obs

As Sabah

Yves Rouquette nous a quitté

Le monde occitan est en deuil depuis la disparation d’Yves Rouquette à son domicile de Camarès dans l’Aveyron.

Yves Rouquette

Nous perdons là une figure incontournable de la défense de notre culture ancrée sur le terrain social.


Il avait fondé la revue Viure avant d’animer le mouvement « Volem Viure al Pais », mouvement autonomiste des années 70 largement impliqué dans les luttes du Larzac puis dans les conflits sociaux dans le monde de la vigne.

Il était aussi largement impliqué sur le terrain culturel en Languedoc : maison de disque Ventadorn, Centre Interrégional de Développement de l’Occitan (Cirdoc). Auteur de recueil de poésie, de romans, de pièces de théâtre, de traductions, il a aussi participé à l’émergence des premières calandretas, écoles occitanes.
 
Il revendiquait une langue et une culture vivante dans un pays libre, autonome, qui puisse décider de son avenir, cette Occitanie qu’il portait au cœur.
A son épouse Marie Rouanet, nous disons notre amitié.

Yves tenait une chronique hebdomadaire dans La Dépêche du Midi. L’une d’elle fut consacrée à Nicolaï Greschny :

GRESCHNY, RUSSE D’OCCITANIE

Greschny, Nicolaï Greschny, vous ne le connaissez pas ? Hâtez-vous de le découvrir. Il y a bien 150 églises où il vous attend, peintes par lui à la fresque, en totalité ou en partie. Dans l’Albigeois où il vécut, dans le Biterrois où il prit femme, le nord-ouest de l’Aveyron où des prêtres, légers d’argent mais amoureux du beau, le firent travailler dans la grande tradition de l’Eglise d’Orient. C’est, je vous le garantis, pour vos yeux l’enchantement, pour votre âme de croyant ou d’agnostique la joie qui vous attendent.

Renseignez-vous à Saint-Victor-et-Melvieu, en Aveyron où l’on est fier d’avoir dans son village une de ses plus achevées réalisations. Les phylactères y parlent le latin de l’Eglise romaine et l’occitan de Saint-Victor. A l’Escapade des Raspes, on vous dira les rendez-vous qu’il ne faut pas manquer avec cet artiste singulier, moderniste et traditionnel, irréprochable théologien en images, capable de tirer parti de n’importe quelle architecture pour dire la gloire de son Dieu sur un mode aussi drôle que grave.

Avec Greschny, les murs et les voûtes chantent lyriquement, somptueusement, sans emphase, que la seule gloire de Dieu, à travers les deux Testaments, c’est l’homme vivant et debout en Jésus le fils de Marie. Depuis le premier jour du monde jusqu’à l’Eternité d’ici-bas et d’après. Un dieu beau d’être bon, indulgent, accueillant aux fils prodigues et aux ouvriers de la onzième heure, aux filles perdues et aux larrons de bonne volonté. Un dieu dont il n’y a rien à craindre et tout à espérer, mille fois plus aimable que les plus belles beautés du panthéon des Grecs.

J’avais à peine quitté l’enfance quand pour la première fois, je vis une fresque de lui dans le réfectoire d’un minuscule pensionnat de garçons à La Fouillade. Jésus y multipliait les pains et les poissons pour des enfants affamés en chemisette et en culotte courte ; les pensionnaires qu’il avait fait entrer avec leur maître de musique ensoutané, tels quels, dans le temps évangélique.

Ces garçons, c’était moi. Le peintre me faisait contemporain de Jésus. J’allais l’être constamment. A la crèche, sur les chemins de Galilée, le lac de Tibériade, les noces de Cana, le Jourdain, la Pâque, le Golgotha, chaque fois que j’entrerais dans une église enluminée par lui. Contemporain, aussi, de la fin des temps et des fêtes éternelles d’après.

Le visionnaire de l’Invisible, ce jubilant conteur, ce contemplatif toujours en travail était russe comme Roubleev, Dostoïevski, Essenine ou Pasternak. Son père était prêtre, peintre d’églises et d’icônes. Il dut fuir avec sa famille la Russie des Soviets où, dès 1918, Lénine persécutait les croyants. Avec lui, Nicolaï ne cessa plus de parcourir l’Europe : l’Autriche d’avant l’Anschluss, la Belgique avant l’invasion nazie, le nord de la France occupée, incapable de supporter les tyrans ennemis de l’homme libre.

Il voulait, lui aussi, être prêtre. A Toulouse, il étudia la théologie. Mais il entendait bien, comme dans sa Russie natale, prendre femme et avoir des enfants. L’Eglise romaine refusa de l’ordonner. Il se maria et peignit, pour 3 francs 6 sous, joyeusement, dévotement, les merveilles qui l’habitaient. Allez les voir. L’homme de peu de foi et de maigre espérance que je suis vous l’affirme : vous ne serez pas déçus.

Yves Rouquette

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Yves Rouquette nous a quitté

Le monde occitan est en deuil depuis la disparation d’Yves Rouquette à son domicile de Camarès dans l’Aveyron.

Yves Rouquette

Nous perdons là une figure incontournable de la défense de notre culture ancrée sur le terrain social.


Il avait fondé la revue Viure avant d’animer le mouvement « Volem Viure al Pais », mouvement autonomiste des années 70 largement impliqué dans les luttes du Larzac puis dans les conflits sociaux dans le monde de la vigne.

Il était aussi largement impliqué sur le terrain culturel en Languedoc : maison de disque Ventadorn, Centre Interrégional de Développement de l’Occitan (Cirdoc). Auteur de recueil de poésie, de romans, de pièces de théâtre, de traductions, il a aussi participé à l’émergence des premières calandretas, écoles occitanes.
 
Il revendiquait une langue et une culture vivante dans un pays libre, autonome, qui puisse décider de son avenir, cette Occitanie qu’il portait au cœur.
A son épouse Marie Rouanet, nous disons notre amitié.

Yves tenait une chronique hebdomadaire dans La Dépêche du Midi. L’une d’elle fut consacrée à Nicolaï Greschny :

GRESCHNY, RUSSE D’OCCITANIE

Greschny, Nicolaï Greschny, vous ne le connaissez pas ? Hâtez-vous de le découvrir. Il y a bien 150 églises où il vous attend, peintes par lui à la fresque, en totalité ou en partie. Dans l’Albigeois où il vécut, dans le Biterrois où il prit femme, le nord-ouest de l’Aveyron où des prêtres, légers d’argent mais amoureux du beau, le firent travailler dans la grande tradition de l’Eglise d’Orient. C’est, je vous le garantis, pour vos yeux l’enchantement, pour votre âme de croyant ou d’agnostique la joie qui vous attendent.

Renseignez-vous à Saint-Victor-et-Melvieu, en Aveyron où l’on est fier d’avoir dans son village une de ses plus achevées réalisations. Les phylactères y parlent le latin de l’Eglise romaine et l’occitan de Saint-Victor. A l’Escapade des Raspes, on vous dira les rendez-vous qu’il ne faut pas manquer avec cet artiste singulier, moderniste et traditionnel, irréprochable théologien en images, capable de tirer parti de n’importe quelle architecture pour dire la gloire de son Dieu sur un mode aussi drôle que grave.

Avec Greschny, les murs et les voûtes chantent lyriquement, somptueusement, sans emphase, que la seule gloire de Dieu, à travers les deux Testaments, c’est l’homme vivant et debout en Jésus le fils de Marie. Depuis le premier jour du monde jusqu’à l’Eternité d’ici-bas et d’après. Un dieu beau d’être bon, indulgent, accueillant aux fils prodigues et aux ouvriers de la onzième heure, aux filles perdues et aux larrons de bonne volonté. Un dieu dont il n’y a rien à craindre et tout à espérer, mille fois plus aimable que les plus belles beautés du panthéon des Grecs.

J’avais à peine quitté l’enfance quand pour la première fois, je vis une fresque de lui dans le réfectoire d’un minuscule pensionnat de garçons à La Fouillade. Jésus y multipliait les pains et les poissons pour des enfants affamés en chemisette et en culotte courte ; les pensionnaires qu’il avait fait entrer avec leur maître de musique ensoutané, tels quels, dans le temps évangélique.

Ces garçons, c’était moi. Le peintre me faisait contemporain de Jésus. J’allais l’être constamment. A la crèche, sur les chemins de Galilée, le lac de Tibériade, les noces de Cana, le Jourdain, la Pâque, le Golgotha, chaque fois que j’entrerais dans une église enluminée par lui. Contemporain, aussi, de la fin des temps et des fêtes éternelles d’après.

Le visionnaire de l’Invisible, ce jubilant conteur, ce contemplatif toujours en travail était russe comme Roubleev, Dostoïevski, Essenine ou Pasternak. Son père était prêtre, peintre d’églises et d’icônes. Il dut fuir avec sa famille la Russie des Soviets où, dès 1918, Lénine persécutait les croyants. Avec lui, Nicolaï ne cessa plus de parcourir l’Europe : l’Autriche d’avant l’Anschluss, la Belgique avant l’invasion nazie, le nord de la France occupée, incapable de supporter les tyrans ennemis de l’homme libre.

Il voulait, lui aussi, être prêtre. A Toulouse, il étudia la théologie. Mais il entendait bien, comme dans sa Russie natale, prendre femme et avoir des enfants. L’Eglise romaine refusa de l’ordonner. Il se maria et peignit, pour 3 francs 6 sous, joyeusement, dévotement, les merveilles qui l’habitaient. Allez les voir. L’homme de peu de foi et de maigre espérance que je suis vous l’affirme : vous ne serez pas déçus.

Yves Rouquette

Encore Bravo

Les mois se suivent et se ressemblent pour le film Nicolaï Greschny, une affaire de famille de Vladimir Kozlov.

Le festival international du film « Russia Abroad » (la Russie hors frontières) de Moscou lui a décerné son Grand Prix 2014.

Merci à Vladimir de faire découvrir ou redécouvrir le travail de Nicolaï hors de nos frontières.

trophé russia abroad

Extrait du communiqué de presse du festival (www.cinema-rp.com) :

« Le documentaire du réalisateur Vladimir Kozlov, « Nicolaï Greschny » (France 2013), raconte l’histoire de Nicolaï Greschny, l’un des artistes-fresquistes les plus originaux et talentueux du XXème siècle. Fils d’une famille d’iconographes et Vieux Croyants de la région du Dniestr, dont les racines remontent au XVIème siècle, il a peint plus de 80 églises et chapelles dans le sud de la France. Le film « Nicolaï Greschny », avec sa réalisation artistique délicate, est l’un des meilleurs exemples du cinéma documentaire. Tout dans ce film – le son, la couleur, le rythme – présente une toile unique, une matière qui transmet quelque chose d’immatériel. »

diplome russia abroad

extrait de l’article du journal « Russia Today » sur le film (http://www.russia-today.ru/new.php?i=2564)

« Il est évident que le film « Nicolas Greshny » se détache nettement des autres films en compétition, surtout par sa brillante imagerie et son style inhabituel. L’image du personnage est soigneusement construite et en même temps mise en relief avec une certaine émotion. L’émotion est également atteinte grâce au travail d’artiste de l’opérateur et aux « souvenirs » parfois conflictuels des différents personnages au sujet d’une seule et même personne. Et lui-même – Nicolaï Greschny – n’est pas seulement plein de talent, mais c’est aussi un être humain inhabituel qui sort de l’ordinaire. »

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Encore Bravo

Les mois se suivent et se ressemblent pour le film Nicolaï Greschny, une affaire de famille de Vladimir Kozlov.

Le festival international du film « Russia Abroad » (la Russie hors frontières) de Moscou lui a décerné son Grand Prix 2014.

Merci à Vladimir de faire découvrir ou redécouvrir le travail de Nicolaï hors de nos frontières.

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Extrait du communiqué de presse du festival (www.cinema-rp.com) :

« Le documentaire du réalisateur Vladimir Kozlov, « Nicolaï Greschny » (France 2013), raconte l’histoire de Nicolaï Greschny, l’un des artistes-fresquistes les plus originaux et talentueux du XXème siècle. Fils d’une famille d’iconographes et Vieux Croyants de la région du Dniestr, dont les racines remontent au XVIème siècle, il a peint plus de 80 églises et chapelles dans le sud de la France. Le film « Nicolaï Greschny », avec sa réalisation artistique délicate, est l’un des meilleurs exemples du cinéma documentaire. Tout dans ce film – le son, la couleur, le rythme – présente une toile unique, une matière qui transmet quelque chose d’immatériel. »

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extrait de l’article du journal « Russia Today » sur le film (http://www.russia-today.ru/new.php?i=2564)

« Il est évident que le film « Nicolas Greshny » se détache nettement des autres films en compétition, surtout par sa brillante imagerie et son style inhabituel. L’image du personnage est soigneusement construite et en même temps mise en relief avec une certaine émotion. L’émotion est également atteinte grâce au travail d’artiste de l’opérateur et aux « souvenirs » parfois conflictuels des différents personnages au sujet d’une seule et même personne. Et lui-même – Nicolaï Greschny – n’est pas seulement plein de talent, mais c’est aussi un être humain inhabituel qui sort de l’ordinaire. »